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LES SYSTÈMES D'INFORMATION DES ASSUREURS IMPACTÉS, CONSÉQUENCE DES ÉVOLUTIONS DE LOI SUR L'ASSURANCE EMPRUNTEUR

13 novembre 2020

ÉVOLUTIONS DES LOIS SUR L'ASSURANCE EMPRUNTEUR, QUELS IMPACTS POUR LES SYSTÈMES D'INFORMATION DES ASSUREURS? 

Un contrat assurance emprunteur vise à garantir le remboursement au prêteur en cas d’incapacité, d’invalidité, ou de décès. Alors que cette assurance particulière était autrefois associée au contrat initial, le gouvernement français a souhaité ouvrir ce secteur à la concurrence.

Ainsi depuis 2010, différentes réglementations se sont succédées, apportant avec elles leur lot de difficultés pour les professionnels du secteur. Ils ont dû agir rapidement et intelligemment avec les outils mis à leur disposition. Pour répondre à leurs besoins, les systèmes d’information ont tenté de s’adapter, entre innovation, optimisation et jeu de la concurrence.

LE CONTEXTE RÉGLEMENTAIRE EN MATIÈRE D'ASSURANCE EMPRUNTEUR 

Les différents amendements et textes de loi adoptés au cours des 10 dernières années en matière d’assurance emprunteur vont dans le sens de la liberté du client et de l’ouverture du marché à la concurrence :

  • La loi Lagarde du 1er juillet 2010 : C’est elle qui a permis le libre choix de son assurance emprunteur au moment de la signature d’une offre de prêt.

  • La loi Hamon du 26 juillet 2014 : Elle autorise une substitution d’assurance lors des douze premiers mois de souscription d’un prêt.

  • La loi Bourquin du 22 février 2017 : L’un de ses amendements oblige les assureurs à informer annuellement leurs clients de la date limite pour exercer leur droit de résiliation.

L’ensemble de ces dispositifs récents a donc permis d’ouvrir à la concurrence le marché de l’assurance emprunteur, tout en donnant une nouvelle place au client. L’emprunteur, qui est en effet davantage informé sur ses droits et ses obligations, peut faire des choix plus éclairés.

IMPACT DIRECT DE CES CHANGEMENTS : L'ADAPTATION DES SYSTÈMES D'INFORMATION

Les nouvelles lois sur l’assurance emprunteur sont venues bouleverser les systèmes d’information. Le développement, l’externalisation et l’acquisition de data sont désormais suspendus aux évolutions législatives et doivent veiller à être toujours en conformité avec les nouvelles mesures.


Certains assureurs ont par exemple dû développer ou créer des applications et des logiciels pour mieux gérer la contractualisation, les contrats, les documents et leur archivage. Il a aussi fallu trouver des solutions pour acquérir des nouvelles données, dont les dates de souscription des offres de prêts, des informations peu partagées auparavant.


Autre difficulté majeure : ces nouveaux projets nécessaires doivent parfois être menés avec des systèmes d’information « historiques » et peu flexibles. L’intérêt de digitaliser et la réglementation toujours plus accrue sur les données personnelles (dont RGPD) sont par ailleurs venues amplifier les besoins d’évolutions techniques.

QUAND LE DIGITAL ET LA DATA SCIENCE ÉLARGISSENT LE CHAMP DES POSSIBLES


La mise en concurrence du secteur a fait naître de nouveaux enjeux pour les acteurs du monde de l’assurance. Même s’ils ont su rapidement adapter leurs contrats et leurs tarifications, ils ont dû engager des démarches pour répondre aux nouveaux questionnements :

Comment anticiper la résiliation d’un contrat, désormais autorisée par la loi ? Comment capter des contrats en cours de prêt ? Comment contacter puis séduire une nouvelle clientèle dans le parfait respect de la RGPD ?…


Pour mieux prévoir et répondre à ces nouveaux challenges, le monde de l’assurance emprunteur a commencé à se tourner vers les nouvelles technologies. La « data science » fait partie des solutions : elle peut transformer les modèles anciens, prévoir les réactions des emprunteurs et permettre aux assureurs de se positionner plus rapidement sur le marché.

Plus facile à dire qu’à faire… L’aide de ces nouvelles technologies, tout comme leur intégration n’est pourtant pas évidente. Le chaînage des process, la collecte des données et la maîtrise des outils demandent du temps et des compétences.

Chaque logiciel, chaque modèle d’intelligence artificielle doit s’accompagner d’une bonne analyse sur les domaines impliqués pour donner sa pleine mesure. Il est par exemple nécessaire de posséder des informations sur tous les événements successifs de la vie du contrat d’assurance emprunteur (ou même sur l’absence d’événement), pour agir et anticiper.

Quand la théorie semble évidente, la pratique se confronte finalement à de multiples obstacles.

L'APPORT D'IN2 CONSULTING POUR SIMPLIFIER L'USAGE DE LA DONNÉE

Chez IN2 consulting, nous sommes conscients de ces enjeux et de l’impact du digital. Nous agissons au service des acteurs de l’assurance.


Nous concrétisons les initiatives des équipes et apportons des solutions efficaces, dans le souci permanent d’un retour sur investissement rapide.


Au-delà de l’expertise métier, nos méthodes s’appuient notamment sur notre expérience dans la création de solutions applicatives légères et leur intégration dans des systèmes d’information (notion de « briques »).

Face aux évolutions, nous accompagnons nos clients dans la définition de nouveaux processus de relation client et de gestion, et nous favorisons pour cela l’utilisation de nouvelles technologies. Les données disponibles dans les systèmes d’information sont utilisées et celles encore à acquérir identifiées.


L’ouverture du marché devient une opportunité de croissance pour nos clients.